août 02

Microsoft SimpsonsJe ne pouvais laisser passer cette information (ou alors je change d’url !) : Dans son dernier rapport trimestriel, Microsoft craint que son Business model soit en danger. Je vous rassure tout de suite, il n’en est rien, Microsoft a de beaux jours devant lui. Cependant, cette réflexion officielle est intéressante car elle souligne un changement profond de l’industrie informatique.

Revenons quelques instants sur le business model de Microsoft :

  • Microsoft conçoit des softwares, des programmes compatibles sur l’essentiel des machines vendues aujourd’hui. Que l’on parle de Windows, Office ou encore Windows Mobile, toutes ces applications ont un point commun : elles sont conçues pour fonctionner sur un maximum de plateforme.
  • Microsoft réalise une très grande partie de CA en BtoB. C’est un marché essentiel car il sert à Microsoft de “coussin” pour amortir ses coûts de développements (plusieurs milliards de $ pour Windows Vista). Le CA BtoB de Microsoft permet de couvrir l’ensemble des frais de développement d’une de ses applications.

Avant de continuer, je vous livre le paragraphe concerné dans le rapport trimestriel de Microsoft :

“An important element of our business model has been to create plateform-based ecosystems on which many participants can build diverse solutions. A competing vertically-integrated model, in which a single firm controls both the software and the hardware elements of a product, has been successful with certain consumer products, mobile phones and digital music players. We also offer vertically-integrated hardware and software products ; however, efforts to compete with the vertically integrated model may increase our cost of sales and reduce operating margins.”

Depuis quelques années, le marché a évolué dans un sens différent du modèle de Microsoft. Microsoft s’est toujours fondé sur la séparation du Software et du Hardware. Son rôle : fournir des plateformes sur lesquelles de nombreuses sociétés peuvent bâtir leurs solutions. 

De nombreuses entreprises, Apple en tête, ont une vision différente de celle de la société de Redmond : elles ont une vision verticale. Cela signifie qu’elles s’occupent à la fois du hardware et du software. Apple conçoit à la fois le Mac, son système d’exploitation (Léopard) mais propose également nombre de softwares (bureautique, musique, vidéo, mails, carnet d’adresse, etc.). Ne parlons pas de l’iPhone… Sans oublier de nombreuses entreprises dans le secteur qui se lancent : HP, IBM, Google, Oracle, Sun…

Steve Ballmer a d’ailleurs annoncé que Microsoft allait revoir sa façon de penser ses produits et qu’elle souhaitait proposer comme Apple des produits sans concession.

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août 01

CartierLe mois dernier, on pouvait trouver un excellent article paru dans le journal Capital sur Cartier. Chiffres à l’appui, le business de Cartier est décortiqué. Que pouvons nous y apprendre ?

Cartier est né en 1857 lorsque Louis-François Cartier ouvre un atelier de joaillerie à Paris. Très international, il décide de développer son affaire en s’installant dans les axes phares des plus belles villes du monde. On le retrouve Rue de la Paix (Paris) en 1899, sur Bond Street (Londres) en 1902 et sur la 5ème Avenue (New York) en 1908. Son positionnement est le luxe, ses clients, les cours royales.

Mais l’affaire de ce spécialiste de la joaillerie de luxe va prendre une tournure complètement différente lorsqu’en 1968 Robert Hocq, propriétaire des briquets Silver Match, obtient la licence Cartier pour fabriquer des briquets plaqué or. Le succès est tel que Robert Hocq rachète Cartier en 1972. Il développe alors la célèbre ligne Must de Cartier qui comprend stylos, lunettes, foulards, portefeuilles… et des montres. Lorsqu’alors il lance une montre platine - beaucoup moins chère que la montre en or - il prend le pari de devenir “accessible”.

Car c’est là le pari de Cartier qui a fait de lui le leader mondial de l’horlogerie / joaillerie de luxe : devenir accessible tout en restant prestigieux. Il y a une énorme différence entre le haut de gamme et le luxe. Cette différence ne concerne pas tant le produit que la relation que la marque établit avec ses clients. Le luxe est par définition inaccessible. Il n’y a pas d’échange entre le client et la marque. Il n’y a pas d’offre et de demande. La marque crée l’offre et le consommateur “accepte” de faire parti des privilégiés qui font parti du club des clients.

Un des positionnements de Cartier ces dernières années est “Les instants précieux” : mariage, naissance, premier emploi, etc. Cartier est là pour les grandes occasions. Acheter un produit Cartier est un moment unique en soi. C’est pour cela que le service chez Cartier est parfait :

  • Il n’y aucune distinction entre les clients. Ils ont tous droit aux mêmes égards.
  • Les clients sont reçus, installés, on leur propose un café et ils sont systématiquement raccompagnés à la porte par un vendeur qui laisse sa carte.

Mais alors comment rester élitiste tout en étant “accessible” ?

  • Cartier maîtrise toute sa chaîne de production. Rien n’est externalisé (ni parfums, ni lunettes). Toutes les pièces sont fabriquées en interne.
  • Chaque article signé Cartier doit être validé par un comité stratégique. Ces derniers veillent à ce que les nouveautés concernent toutes les gammes de prix.
  • En termes de distribution, Cartier ne vend sa joaillerie que dans ses boutiques en propre. C’est unique. 40% des montres sont aussi achetées dans des boutiques Cartier. Un record.

Pour maintenir son modèle et continuer de croître, Cartier doit sans cesse trouver de nouvelles implantations de qualité partout dans le monde (250 boutiques). Pour cela, Cartier scrute la progression du niveau de vie dans les grandes villes où il n’a pas de magasin. Dès qu’une ville peut potentiellement accueillir une boutique, Bernard Fornas, le PDG, va sur place et regarde le nombre de grues - symbole de croissance économique - ou les voitures allemandes (clients potentiels) ainsi que les voitures de moins de 5 ans (émergence de la classe moyenne qui pourrait acheter les produits d’entrée de gamme). Cartier veut être le premier à s’imposer auprès des nouveaux riches.

Vous connaissez déjà la réponse mais le positionnement “accessible” fonctionne-t-il ? Fabuleusement. Car le client qui vient acheter un article à 500€ pour la première fois reviendra acheter d’autres articles Cartier plus chers. Comment ça se traduit en chiffres ? On ne le sait pas vraiment. Cartier appartient au Groupe Richemont, deuxième empire du luxe derrère LVMH qui conserve ces informations confidentielles.

Voilà les chiffres de Capital :

  • Le CA 2007 total est estimé à 2,5 m€ : Horlogerie (1,12 m€), Bijouterie (375 M€), Joaillerie (375 M€), Haute Joaillerie (375 M€), Accessoires (250 M€)
  • Les profits en 2007 sont estimés à 750 M€, soit une rentabilité de 30% !!!

Le business model de Cartier est unique. Positionnement paradoxal, image luxueuse, maîtrise complète de l’aspect commercial, de la distribution, de la production. La réussite de Cartier est simplement exceptionnelle.

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juil 30

The Dark NightOn ne parle que de lui en ce moment : The Dark Night. Le nouveau Batman, deuxième volet de la nouvelle saga de ce super héros, explose tous les compteurs aux Etats-Unis.

Meilleur premier week end (155 M$ de recettes en 3 jours !), meilleure première semaine (240 M$), meilleur second week end (75,6 M$ engrangés)… Le batman de Christopher Nolan (l’excellent réalisateur de Memento) a rapporté près de 315 M$ en seulement 10 jours !! Trop de points d’exclamation tue le point d’exclamation mais quel départ ! On annonce déjà qu’il va devenir le deuxième plus gros succès de l’histoire du cinéma devant Star Wars, Episode IV qui avait réalisé 461 M$ de recettes aux Etats Unis. Loin devant se trouve l’intouchable (?) Titanic avec ses 600 M$ de recettes.

The Dark Night va-t-il dépasser Star Wars ? Titanic ? Titanic avait connu un succès fabuleux car malgré ses 3 heures de film, les spectacteurs étaient allé le voir pour nombre d’entre eux plusieurs fois. C’est sur le “long terme” que Titanic s’est imposé comme le plus grand succès (commercial) de l’Histoire du cinéma américain. The Dark Night suivra-t-il les mêmes traces ?

Mais comment expliquer ce succès ? Comment le mesurer ? Voici quelques réflexions :

  • Batman Begins (le premier Batman de Christopher Nolan sorti en 2005) avait un budget de 150 M$. Les recettes sont estimées à 205 M$ aux Etats Unis et 166 M$ dans le reste du monde, soit 371 M$ au total (2,5 fois le budget tout de même ! Et ce, sans compter les produits dérivés type DVD, goodies, publicités, etc.). Son premier week end a rapporté 48 M$ de recettes pour une projection dans environ 4 000 salles aux US.
  • The Dark Night a bénéficié d’un budget de 180 M$ (en hausse de 20%). Budget rentabilisé dès les premiers jours de son exploitation. Si on projette les chiffres de son départ par rapport au premier, on peut estimer qu’il rapportera… 1,2 m$ (soit près de 7 fois le budget) !! Impossible ? Titanic a réalisé 1,8 m$ de recettes… Ca laisse rêveur ?

Comment expliquer ce succès ? Difficile de raisonner l’engouement des gens pour un film. Cependant, plusieurs explications sont possibles:

  • D’abord, le succès du premier film qui a su conquérir un public de fan (typique des grandes séries à succès comme pour les Star Wars, Indiana Jones… et les premiers Batman de Tim Burton). En se créant cette communauté de fan, on se crée des évangelistes, des personnes qui parce qu’ils sont passionnés par votre produit ou votre service communique pour vous. Apple est très célèbre pour avoir sa communauté de passionnés. Et qui communique mieux qu’un passionné du produit ? Personne.
  • Une ouverture en salle beaucoup plus importante : Un des films les plus distribués à sa sortie puisqu’ouvert dans plus de 9 000 salles (le record pour un film est à 10 000). Le buzz est lancé…
  • Et relayé par un budget communication conséquent lancé il y a plusieurs mois. 6 mois avant sa sortie, les affiches fleurissent déjà un peu partout.
  • The Dark Night a reçu des critiques presse excellentes. Le film de l’année, la prestation de l’année pour Heath Ledger comme Joker, … Le film est cité comme potentiel gagnant dans toutes les catégories aux Oscars. Cela a conforté l’attente des passionnés et suscité celle des autres.
  • La mort du Joker : La mort de l’acteur Heath Ledger - justement pressenti pour obtenir l’oscar du meilleur acteur - a suscité l’intérêt et a accentué la curiosité pour le film.

Quand on voit ces chiffres, on comprend mieux la stratégie des suites ainsi que l’accentuation des films de Super Héros. L’univers existe, les histoires aussi, la symbolique est là (les personnages de Spiderman, Superman et évidemment Batman sont assez complexes). En plus, les personnages sont connus de la plupart. Le risque pour ce type de film est finalement très limité ! Il faudrait (je le ferai peut être à l’occasion) prendre tous les films de super héros et regarder leurs résultats au Box office. Je ne serai pas étonné qu’ils aient tous plus ou moins réussis haut la main leur examen de passage.

On s’aperçoit de plus en plus que la créativité à un coût. Il en va de même par exemple dans les jeux vidéos : aujourd’hui, l’univers d’un RPG (jeu de rôle) est développé non pas pour un jeu mais pour 3 ou 4 ! C’est la seule façon de rentabiliser la création d’un univers complexe. Par exemple, le nouvel univers développé pour le RPG phare au Japon Final Fantasy sera repris au moins dans 3 jeux et a été construit pour être source d’inspiration pendant 10 ans !

Et c’est pareil pour le cinéma. Comme pour une série TV, l’univers est construit pour une trilogie (Matrix, Spiderman, Le seigneur des anneaux, etc.). De plus, le consommateur recherche la continuité de l’histoire et donc la production de suites. On ne peut décortiquer un personnage, un univers en 2 heures de temps. Le fait de penser la trilogie dès le début permet de creuser de façon plus profonde l’univers et la psychologie du personnage ce qui rend le projet plus intéressant pour le réalisateur et le spectacteur. A priori ce qu’a réussi à très bien faire Christopher Nolan avec son Batman.

Bilan dans un mois pour voir si Batman fait aussi bien dans le reste du monde qu’aux US.

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juil 24

Enfin de retour !

Excusez moi pour l’absence mais les épisodes ont été multiples ces 2 derniers mois. Mais me revoici 100% opérationnel et dédié à ce blog. Plein de thèmes (certains en retard..) à aborder, plein de choses à dire. Alors, c’est parti !

Commençons par une bonne nouvelle : Le gouvernement a voté la loi de modernisation de l’économie (LME) adoptée le 17 juillet qui instaure un statut “d’auto-entrepreneur”.

Ce statut a pour avantage d’être accessible à tous : salariés, fonctionnaires, professions libérales, chômeurs, étudiants, retraités, etc. L’idée est de remplacer impôts et cotisations sociales - qui sont des charges importantes pour toute activité qui se lance - par un prélèvement libératoire forfaitaire au taux réduit de 23% du CA dans les services (le CA doit être inférieur à 32 000 €) et de 13% dans le commerce (CA limité à 80 000 €).

Autre bonne nouvelle : la LME rétablit l‘exonération de taxe professionnelle pendant 2 ans.

L’idée de cette loi est de favoriser l’entrepreneuriat en proposant aux Français qui souhaitent se lancer l’opportunité “officielle” de le faire en supplément de son activité principale. Cela va également favoriser les missions annexes et les rentrées financières parallèles pour ceux qui le pourraient (les contrats de travail l’interdisent souvent…).

Une excellente loi, simple et bienvenue, indexée directement sur le résultat. Une bonne nouvelle pour ceux qui veulent se lancer à tâtons.

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juil 03

Vous n’avez pas eu de mes nouvelles depuis 2 semaines déjà.. Plein d’idées, plein de sociétés à décortiquer, plein de sujets d’actualité passionnant.. Malheureusement, quelques ennuis de santé m’ont cloué au lit ces derniers jours. J’espère que le pire est derrière moi et vous dit à très bientôt pour de nombreux nouveaux posts.

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juin 19

OséoNouvelle et excellente initiative de l’Oséo vient de lancer un espace de rencontre entre investisseurs et entrepreneurs sur son site.

Inspirée de la loi TEPA qui permet à ceux qui paient l’ISF de déduire 75% de leur impôt (dans la limite de 50 k€ par an) s’ils souscrivent au capital d’une PME, ce site a pour objectif de favoriser le rapprochement entre ceux qui souhaitent investir et ceux qui souhaitent soit entreprendre, soit développer leur PME.

Autre excellente initiative : les utilisateurs (entrepreneurs et investisseurs) ne sont pas obligés de révéler leurs identités dès leur inscription. Pour ceux qui souhaitent garder l’anonymat, c’est donc possible jusqu’au moment de la rencontre !

Après un mois de lancement, 1 000 PME et 2 000 investisseurs se sont inscrits.

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juin 17

L'EntrepriseExcellent article ce mois-ci de Philippe Bloch (fondateur de Columbus Café) dans L’Entreprise. Il y parle d’entrepreneuriat et de récession. Pour en parler, il reprend un adage célèbre à Broadway pour les acteurs qui veut que les acteurs ayant réussi à New York, peuvent réussir partout. Il en va de même pour l’entrepreneuriat : réussissez pendant une période de récession et vous réussirez n’importe quand.

On ne peut effectivement dire que la période actuelle soit idéale pour entreprendre : prix de l’essence, coûts des matières premières, des soins et de l’énergie… La baisse du pouvoir d’achat est dans tous les discours, toutes les têtes. Conséquence : la consommation baisse. Pas idéal pour l’entrepreneur qui souhaite se lancer.

Cependant, ce n’est pas réellement un problème (au mieux, c’est une excuse) : certes une économie en pleine croissance aide mais elle ne fait le projet, ni les hommes. Et l’importance de la réussite d’un projet passe souvent par le timing du projet par rapport à son marché. A vous de voir si le marché est à maturité pour votre projet. Si c’est le cas, alors votre projet sera couronné de succès.

Rien ne sert d’attendre pour entreprendre ! Au contraire, se lancer dans une économie morose a des avantages :

  • Volonté de faire les choses bien,
  • Focus porté sur le commercial,
  • Attention portée aux dépenses,
  • Optimisation de ses investissements,
  • Concurrence moindre car il y aura toujours ceux qui seront frileux.

Je finis de vous convaincre (je l’espère) avec quelques noms de succès qui se sont lancés en période de récession : IBM, UPS, General Motors, Walt Disney, HP, Toys R Us, Microsoft, Wikipédia… Ça va mieux ?

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juin 16

JambonQui n’a jamais été spammé ?

Personnellement, quand je regarde les centaines voire milliers de spam qui sont bloqués tous les mois par mon adresse de messagerie, j’en reste abasourdi.

Un petit retour sur l’histoire du SPAM. On le doit à un homme du marketing de DEC qui en 1978 envoie un courrier à 600 personnes via l’ancêtre d’Internet (l’Arpanet) pour le lancement d’un nouveau produit. Aujourd’hui, les spams se camouflent partout : msn, musique, mails, docs pdf, etc. Ils envahissent même les téléphones portables !

Et d’où vient le mot SPAM ? Il vient d’un sketch des Monty Python où ils jouaient des vikings mangeant du jambon en boîte de la marque Spam. Cela a d’ailleurs porté atteinte à la société Hormel Foods qui possède la marque.

Aujourd’hui, le FBI chiffre à 239 millions de dollars l’argent détourné à travers le SPAM aux USA en 2007.

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juin 15

iPhone 3GL’annonce est tombée cette semaine : le nouvel iPhone (l’iPhone 3G) arrive le 11 juillet (le 17 en France). Que peut on en dire ?

La première chose est qu’il arrive vite ! Le premier était arrivé en septembre dernier (en novembre en France), le second arrive donc à peine 1 an après. Qu’apporte-t-il de nouveau ?

  • La 3G : c’était nécessaire pour imposer l’iPhone comme le smartphone. Depuis cette annonce, les analystes sont d’ailleurs plus qu’ambitieux ! En effet, certains annoncent que ce ne sont pas 10 millions d’iPhones qui pourraient trouver preneur mais entre 20 et 25 millions ; et en 2009, entre 40 et 50 millions ! Ca correspondrait à une augmentation du CA d’Apple de 2,7 m$ en 2008. L’iPhone atteindrait en 1 an les volumes que l’iPod a pris des années à atteindre !
  • Le GPS

Finalement, les innovations sont peu nombreuses et attendues. Aussi, le design de l’appareil est à peine différent. Pour certains, ils auraient du même sortir avec la première génération d’iPhone. Plus intéressant, le business model de l’iPhone est en train d’évoluer, principalement pour 2 raisons (le point 2 est une interrogation) :

  1. Il n’y aura plus d’exclusivité : finis les revenus partagés avec les opérateurs, l’iPhone rentre dans le rang. Il n’y aura donc plus d’exclusivités pour les opérateurs. Enfin, pour les nouveaux modèles.. En effet, pour les anciens modèles, le business model ne change pas. Si on résume, on a donc 2 business model actuellement pour l’iPhone, un classique et un nouveau qui a priori n’a pas fait ses preuves. Autre implication : on reviendrait à un modèle classique avec des prix pour l’appareil d’Apple fonction de la subvention des opérateurs.
  2. Autre point intéressant : Orange brade actuellement la première génération d’iPhone. On peut donc légitiment concevoir qu’Orange a acheté un volume d’iPhone qu’ils n’ont pas réussi à écouler. Le nouveau modèle imposera-t-il de nouvelles contraintes en termes de volume de téléphone ? Si quelqu’un a la réponse…
  3. Deuxième évolution majeur du modèle, l’ouverture de la plateforme. Apple a mis à disposition il y a quelques mois une plateforme pour permettre de développer des applications sur iPhone. Steve Jobs - et c’est un signe - a décidé de présenter son nouvel iPhone à la conférence des développeurs de San Fransisco. Une bonne partie de la présentation a d’ailleurs tourné autour des nouvelles applications sur iPhone et notamment les jeux vidéos avec un sacré partenaire puisqu’il s’agit de Sega. Les jeux vidéos seront vendus près de 10$.

Apple a donc décidé de changer son modèle : plus de contenus, plus de services payants et la fin des revenus partagés. Il sera intéressant de voir si Apple réussit à développer son contenu et en faire une source fiable de revenu (ce qu’ils ont réussi à faire avec la musique puisqu’ils sont passés premiers distributeurs de musique en ligne devant WallMart). On parle beaucoup de la concurrence que pourrait représenter l’iPhone pour la Nintendo DS (près de 80 millions de ventes dans le monde quand même…). On saura rapidement si les développeurs suivront… ainsi que les ventes !

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juin 08

Le Championnat d’Europe de football a débuté hier soir avec ses deux premiers matchs. D’une durée de 3 semaines, elle va consacrer une équipe le 29 juin prochain. Si on parle régulièrement des recettes du Championnat du monde de Football ou des Jeux Olympiques, quels sont ceux des championnats d’Europe. D’ailleurs, de quoi parle-t-on exactement lorsqu’on parle de recettes ? Il s’agit des revenus de l’UEFA (droits télévision et marketing).

Je vous propose 2 lectures.

Une première où l’on regarde les évolutions des recettes du Championnat d’Europe :

  • 1992: 61 M€ de recettes,
  • 1996 : 221 M€ de recettes (362% de croissance),
  • 2000 : 345 M€ de recettes (156% de croissance),
  • 2004 : 743 M € de recettes (215% de croissance),
  • 2008 : 1 235 M€ de recettes (166% de croissance).

Soit en 16 ans 2 024% de croissance !

Deuxième lecture : comparons cette recette à celles de la Coupe du Monde et des Jeux Olympiques. La Coupe du Monde 2006 a rapporté 1,95 m€ (soit 50% de plus que le Championnat d’Europe) et les Jeux Olympiques de 2004 avaient rapporté 2,1 m€ (les experts annoncent une croissance des revenus de 40% pour Pekin 2008). Au final, le Championnat d’Europe est très rentable : les matchs sont moins nombreux (31 matchs contre 63 matchs en Coupe du monde). Donc la retransmission est plus coûteuse, le match plus “rentable”.

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